L’Afrique de l’Ouest dispose de ses premiers laboratoires d’essais accrédités au niveau international

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Faire tester un produit par des laboratoires accrédités reconnus au niveau international lui confère de la valeur ajoutée car ils garantissent la qualité – un facteur essentiel pour gagner la confifiance des consommateurs, accroître la compétitivité des entreprises et intégrer de nouveaux marchés.

En Afrique de l’Ouest, développer l’infrastructure qualité est une mesure prioritaire pour renforcer l’intégration économique régionale. Dans cet esprit, l’UE et l’ONUDI appuient les efffforts de la Commission de la CEDEAO pour la promotion d’une culture de la qualité dans la région depuis près de 20 ans à travers divers programmes.

En Côte d’Ivoire, l’appui aux laboratoires de l’environnement et de l’agroalimentaire (ENVAL) a permis à l’entité privée de se développer : “En quelques années, nous avons réussi à mettre en place sept laboratoires excellant chacun dans son domaine”, a déclaré le Directeur général d’ENVAL. “

Le soutien des programmes d’appui qualité en Afrique de l’Ouest a été déterminant dans cette réussite”.

“L’impact du programme se traduit par l’amélioration des pratiques de nos laboratoires, la fifidélisation de nos clients et la conquête de nouveaux marchés tels que Carrefour”

Bakary Coulibaly, Directeur Général d’ENVAL

L’organisation a notamment appuyé les laboratoires dans les processus d’accréditation selon la norme ISO/IEC 17025. Cette accréditation certififie la pleine compétence des laboratoires à mener des tests et autres étalonnages tout en générant des résultats valides. A ce jour, deux laboratoires d’ENVAL ont reçu leur accréditation et la Côte d’Ivoire dispose désormais de centres dont le champ de compétence est suffiffiffisamment large et capables de fournir des conseils liés à la qualité et soutenir le développement de nouveaux produits.

“L’impact du programme se traduit par l’amélioration des pratiques de nos laboratoires, la fifidélisation de nos clients et la conquête de nouveaux marchés tels que Carrefour”, confie le Directeur général d’ENVAL. “

En 2015, nous avons choisi de confifier les essais sur nos produits au groupe ENVAL. Ce choix s’explique notamment en raison de la fifiabilité de leurs analyses, la compétitivité du coût des essais, leurs délais de livraison optimaux et la bonne gestion de leur relation avec Carrefour.”, a déclaré le Responsable qualité du Groupe Carrefour en Côte d’Ivoire. Au Mali, le Centre de Recherche et de Formation de l’Industrie Textile (CERFITEX) a pour mission d’assurer la formation des ressources humaines qualififiées dans l’industrie de manière générale et celle du textile en particulier. Dans le cadre de la réponse à la pandémie du COVID-19, le Département de l’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé de la CEDEAO a chargé les Comités du Mécanisme d’Harmonisation des Normes de la CEDEAO (ECOSHAM) d’élaborer, en urgence, une norme régionale pour la fabrication de masques à usage non sanitaire destinés au grand public. Une initiative saluée par CERFITEX Les travaux du groupe ont abouti à la validation, en moins de trois mois, de la norme ECOSTAND 082 pour la production régionale de masques.

CERFITEX a par ailleurs lancé une procédure d’accréditation de la norme ISO/IEC 17025 pour son laboratoire de classifification du coton. En janvier dernier, ce laboratoire a reçu son accréditation par le SOAC. Le coton occupe une place privilégiée en Afrique de l’Ouest. Dans la zone UEMOA, il représente 7% des exportations mondiales avec quatre principaux pays producteurs à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali pour la campagne 2018/2019. La classifification des balles de coton, notamment pour l’exportation, nécessite le recours à des laboratoires aux compétences avérées. Le laboratoire de la Société des fifibres textiles (SOFITEX) du Burkina Faso ayant reçu son accréditation en octobre 2019, peut désormais prendre en charge ces étalonnages. Ces efffforts de renforcement peuvent ancrer fermement l’Afrique sur la voie d’un développement industriel inclusif et durable et contribuer à la réalisation de la troisième décennie du développement industriel du continent.

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